À Sangarédi, l’inquiétude grandit au fil des jours. À l’entrée principale de la cité minière, un trou béant est apparu à l’extrémité gauche du pont qui enjambe un bas-fond stratégique. Une dégradation spectaculaire qui menace aujourd’hui la circulation, mais surtout la sécurité des habitants.
Sur place, le constat est alarmant : le bitume s’est affaissé, laissant apparaître une cavité profonde qui ne cesse de s’élargir sous l’effet des passages répétés des véhicules lourds. Camions, motos et piétons continuent pourtant de franchir l’ouvrage, faute d’alternative.

Pour les riverains, la peur est palpable.« Si la pluie commence et que rien n’est réparé, ce pont peut céder à tout moment », s’inquiète un commerçant installé à proximité.
Car l’enjeu dépasse largement un simple problème d’infrastructure. Ce pont constitue un axe vital reliant Sangarédi aux villes de Boké et de Kamsar. Sa fermeture ou son effondrement isolerait la localité, perturbant l’approvisionnement en marchandises, les déplacements des travailleurs et l’accès aux services essentiels.
À l’approche de la saison des pluies, la situation devient critique. Les fortes précipitations pourraient accélérer l’érosion du sol et fragiliser davantage la structure du pont, avec un risque réel de rupture.
Plusieurs citoyens appellent les autorités à une intervention urgente : sécurisation du site, limitation du trafic lourd et travaux de réhabilitation immédiats.
En attendant, les usagers continuent de traverser avec prudence, conscients que chaque passage pourrait être celui de trop.
Un reportage signé G-pour Boffamedia.
