Depuis sept longues années, le service d’assainissement de Kolaboui mène un combat quotidien pour offrir un cadre de vie sain aux habitants. Dès les premières lueurs du jour, une équipe réduite mais déterminée sillonne les rues, balais en main, pour ramasser les ordures, dégager les caniveaux et assainir les marchés de la commune.
Au marché central, l’on aperçoit des agents en gilet orange en train de rassembler des tas d’immondices. Le chef de service, visiblement épuisé mais motivé, déplore le manque de moyens :
« Nous travaillons avec très peu d’équipements, parfois même sans gants ni bottes. Mais nous faisons ce que nous pouvons pour que Kolaboui reste vivable », explique-t-il.
Malgré les difficultés, la population reconnaît l’importance du travail abattu. Plusieurs citoyens rencontrés saluent l’engagement de ces agents, souvent confrontés à des conditions de travail difficiles.
« Sans eux, la ville serait complètement envahie par les ordures. Ils méritent plus de soutien », confie une vendeuse de légumes.
Pourtant, le défi reste immense. Le manque de bennes, la rareté du carburant pour les véhicules de collecte, l’insuffisance des équipements de protection et la mauvaise gestion des déchets par certains habitants compliquent constamment la tâche du service d’assainissement.
Face à cette situation, les responsables appellent à une prise de conscience collective et à un accompagnement renforcé des autorités locales et des partenaires.
« La propreté d’une ville, c’est l’affaire de tous. Nous faisons notre part, mais nous avons besoin d’appui », martèle le chef de service.
En attendant, les agents continuent de se battre, jour après jour, pour que Kolaboui ne sombre pas sous le poids des déchets. Un combat silencieux, souvent invisible, mais essentiel pour la santé et le bien-être de toute la communauté.




